
Rempoter, c’est donner aux racines plus de place et un terreau neuf. C’est un geste d’entretien simple, à condition de le faire au bon moment, dans le bon pot et avec le bon terreau. Voici les signes qui montrent qu’il est temps, le choix du pot et du terreau, les gestes pas à pas et les soins après le rempotage.
Quand rempoter : les signes qui ne trompent pas
Votre plante a besoin d’un pot plus grand quand :
- des racines sortent par les trous du pot ou apparaissent à la surface du terreau ;
- le terreau sèche très vite après l’arrosage, et la plante flétrit souvent entre deux arrosages ;
- sa croissance ralentit ou s’arrête en pleine saison, et ses nouvelles feuilles restent petites ;
- elle devient trop lourde du haut et se renverse facilement ;
- la motte, une fois sortie du pot, n’est presque plus qu’un paquet de racines qui tournent en rond au fond et le long des parois.
Le meilleur moment est le printemps, quand la plante entame un nouveau cycle de croissance : elle a toute la belle saison pour s’installer dans son nouveau pot. Seule exception : un terreau détrempé qui ne sèche plus, ou des racines qui pourrissent ; dans ce cas, n’attendez pas.
Il n’y a pas de calendrier fixe : un rempotage par an est un maximum pour la plupart des plantes d’intérieur, et beaucoup gardent le même pot plusieurs années. Ce sont les signes ci-dessus qui décident. Notre article « Quand rempoter ses plantes » détaille le calendrier saison par saison.
Choisir le pot
Prenez un pot à peine plus grand : de 2,5 à 5 cm de plus en diamètre que l’ancien. Un pot trop grand entoure la motte d’un terreau qui reste mouillé longtemps ; les racines y manquent d’air, ce qui ouvre la porte à la pourriture.
Il doit être percé : sans trou au fond, l’eau stagne, le terreau reste détrempé et les racines finissent par pourrir. Un cache-pot décoratif reste possible, à condition d’y glisser le pot percé et de vider l’eau qui s’accumule au fond.
Terre cuite ou plastique ? Dans un pot en terre cuite, le terreau sèche plus vite : il convient aux plantes qui craignent l’excès d’eau, comme les plantes grasses, et aux jardiniers qui ont tendance à trop arroser. Le plastique garde l’humidité plus longtemps et convient aux plantes qui aiment un terreau toujours frais. Un pot de culture transparent, comme le pot transparent pour aracées de la boutique, laisse voir les racines : vous savez d’un coup d’œil quand elles remplissent le pot. Pour aller plus loin sur les tailles et les matières, voyez notre article sur le choix du pot.
Choisir le terreau
Utilisez toujours un terreau neuf, aéré et bien drainé. Il n’existe pas de terreau unique pour cultiver toutes les plantes d’intérieur : le bon mélange dépend des espèces, et notre article explique comment choisir le bon substrat pour chacune.
Pour les aracées comme les Monstera, les Philodendron ou les Syngonium, la boutique propose un terreau spécial aroïdées. Certaines plantes ont même un mélange rien qu’à elles, parmi les substrats de la boutique : Alocasia, Anthurium, Calathea, Hoya, Ficus, orchidées, cactées et succulentes.
Le matériel
- le nouveau pot, percé, et un terreau neuf ;
- un sécateur ou des ciseaux propres, pour les racines abîmées ;
- un arrosoir ;
- des gants, si vous le souhaitez ;
- un tapis de rempotage ou un vieux journal, pour protéger la table.
Inutile, en revanche, de garnir le fond du pot de billes d’argile, de graviers ou de tessons pour « drainer » : c’est une idée reçue, contredite par les études. L’eau ne passe du terreau à cette couche grossière qu’une fois le terreau saturé ; la zone détrempée remonte donc dans le pot, au plus près des racines. Un pot bien percé et un terreau aéré suffisent. Pour que le terreau ne s’échappe pas par un grand trou, un petit morceau de grille posé dessus fait l’affaire, sans être indispensable.
Rempoter pas à pas
- Arrosez la plante une demi-heure à une heure avant de la dépoter.
- Dépotez-la : tenez-la à la base des tiges, retournez le pot et tapotez-en le bord contre le coin d’une table pour libérer la motte. Si elle résiste, passez une lame fine entre la motte et la paroi.
- Examinez les racines. Si elles tournent en rond autour de la motte, démêlez-les du bout des doigts ; si elles forment un chignon trop serré pour être démêlé, incisez la motte de haut en bas sur les côtés. Coupez les racines molles, brunes ou pourries.
- Préparez le nouveau pot : versez au fond une couche de terreau neuf, légèrement tassée, assez épaisse pour que le haut de la motte arrive à environ 2,5 cm sous le bord. Cet espace sert à l’arrosage.
- Installez la plante au centre, à la même profondeur que celle à laquelle elle était cultivée : n’enterrez pas davantage la base des tiges.
- Comblez les côtés avec du terreau neuf, en tassant légèrement du bout des doigts pour supprimer les poches d’air, sans compacter.
- Arrosez abondamment, jusqu’à ce que l’eau sorte par les trous, puis laissez bien égoutter. Si le terreau s’est affaissé, complétez-le.
Le surfaçage, pour les plantes trop grandes
Une grande plante, comme un Ficus lyrata ou une Monstera deliciosa adulte, devient difficile à dépoter. Entre deux rempotages, ou à la place, le surfaçage suffit souvent : grattez la couche de surface du vieux terreau sur quelques centimètres, sans abîmer les racines, remplacez-la par du terreau neuf, puis arrosez.
Après le rempotage : les soins
- Remettez-la à son emplacement habituel et évitez-lui le soleil direct les premiers jours : changer en même temps de pot, de place et d’ambiance la fatiguerait davantage.
- Arrosez ensuite selon le besoin : une fois que vous avez rempoté et bien arrosé, attendez que le dessus du terreau ait séché avant d’arroser de nouveau.
- Attendez deux à quatre semaines avant de reprendre l’engrais : les racines doivent d’abord se réinstaller, ce sont elles qui absorberont les nutriments.
- Observez-la : une plante qui vient d’être rempotée marque souvent un petit temps d’arrêt, le temps de s’installer. Si elle flétrit dans un terreau humide, vérifiez ses racines.


